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Stéphanie Obertin en visite de travail au Royaume-Uni: renforcer la coopération dans les domaines de la recherche, de l'innovation et de la souveraineté numérique
Du 19 au 21 octobre 2026, Stéphanie Obertin, ministre de la Recherche et de l'Enseignement supérieur et ministre de la Digitalisation, a effectué une visite de travail au Royaume-Uni, qui l'a conduite à Londres et à Cambridge. Cette mission avait pour objectif de renforcer les relations bilatérales et d'approfondir les échanges dans les domaines de la recherche, de l'enseignement supérieur, de l'intelligence artificielle, des données et de la souveraineté numérique.
La ministre était accompagnée d'une délégation composée de représentants des deux ministères ainsi que de responsables de l'Université du Luxembourg, des centres de recherche publics et du Fonds national de la recherche (FNR).
Des échanges autour de la transformation numérique et de la recherche
À Londres, la délégation a notamment rencontré des représentants du Government Digital Service afin d'échanger sur l'utilisation de l'intelligence artificielle dans l'administration publique et sur les politiques de gestion des données. Une rencontre avec des représentants de l'Imperial College London a permis d'aborder les perspectives de coopération scientifique dans des domaines stratégiques tels que l'intelligence artificielle, les données et les technologies quantiques.
La ministre a également participé à une rencontre du réseau international de chercheurs IZA@LISER, organisée à l'ambassade du Luxembourg à Londres. Cet échange a notamment permis de mettre en lumière le rôle de la recherche en sciences économiques et sociales dans la compréhension des transformations liées à l'intelligence artificielle, en particulier leurs conséquences sur l'emploi, les compétences et l'éducation.
Lors d'une réception organisée à la résidence de l'ambassadeur du Luxembourg au Royaume-Uni, sous le thème "Luxembourg's Digital Sovereignty: AI, Data and Research", Stéphanie Obertin a présenté les ambitions du Luxembourg en matière de souveraineté numérique, notamment à travers ses stratégies nationales relatives à l'intelligence artificielle, aux données et aux technologies quantiques. Elle a souligné l'importance de disposer d'infrastructures fiables et sécurisées, tout en insistant sur le rôle essentiel de la coopération internationale pour relever les défis scientifiques et technologiques.
Cambridge: infrastructures de recherche, données et innovation
La deuxième partie de la mission a conduit la délégation à Cambridge et alentours, où plusieurs rencontres ont été consacrées aux infrastructures de recherche, à l'intelligence artificielle et à l'exploitation des données scientifiques.
Au Wellcome Genome Campus, les échanges avec des représentants de l'European Bioinformatics Institute de l'organisation internationale EMBL (EMBL-EBI) et du Wellcome Sanger Institute ont notamment porté sur la recherche génomique, l'interopérabilité des données et les possibilités de coopération internationale dans le domaine des données de santé.
La délégation a également rencontré des représentants de l'Université de Cambridge et visité le supercalculateur DAWN, ainsi que le Cambridge Centre for Data-Driven Discovery. Ces visites ont permis d'aborder les développements en matière de calcul à haute performance, d'intelligence artificielle et de recherche fondée sur les données.
Renforcer les partenariats scientifiques et technologiques
La dernière journée de la mission a notamment été marquée par des échanges avec des représentants de la Faculté des Sciences médicales de University College London (UCL) et de UK Research and Innovation (UKRI), autour des perspectives de coopération scientifique, de l'innovation et des enjeux liés au développement d'une intelligence artificielle sûre et digne de confiance.
Ces rencontres s'inscrivent dans le prolongement des relations étroites qui unissent le Luxembourg et le Royaume-Uni, notamment dans le domaine de la recherche et de l'innovation. Elles ont également permis d'explorer de nouvelles possibilités de collaboration entre les institutions des deux pays.
La visite a ainsi confirmé l'importance des partenariats internationaux pour soutenir l'excellence scientifique, favoriser l'innovation et renforcer la souveraineté numérique. Pour le Luxembourg, cette dernière ne signifie pas l'isolement technologique, mais repose au contraire sur la capacité à faire des choix autonomes tout en développant des coopérations solides avec des partenaires partageant les mêmes valeurs et ambitions.
Communiqué par le ministère de la Recherche et de l'Enseignement supérieur et le ministère de la Digitalisation